COMMUNIQUE : i-Sea, pépite française soutenue par Aerospace Valley, devient opérateur de l’Agence Spatiale Européenne pour lutter contre l’érosion côtière

Toulouse, le 10 juillet 2019
11 Juillet 2019

Grâce à son projet « Space for shore », la start-up aquitaine i-Sea, spécialisée dans la surveillance de l’Eau, de la Biodiversité et du Littoral, vient de remporter l’appel d’offres de l’ESA, l’Agence Spatiale Européenne, pour un projet de deux ans visant à accompagner les collectivités et gestionnaires du littoral dans l’adaptation des territoires aux risques côtiers.


Aerospace Valley soutient i-Sea depuis ses débuts avec le financement de BALIST1 via le projet européen APSAT, coordonné par le Pôle et son volet « gestion du littoral côtier ». Cet accompagnement a permis de tester l’intérêt du projet et de favoriser la création de l’entreprise i-Sea. La start-up a ensuite été accueillie pendant deux ans au sein de l’incubateur de l’ESA BIC Sud France animé par Aerospace Valley. Cela lui a permis de développer le projet BALIST2 et de bénéficier de financements et mises en relation avec des partenaires dans le cadre du projet européen Neptune.


Pour rappel, il faut savoir que l’érosion côtière est un aléa naturel qui entraîne, via l’altération des matériaux, un recul de la côte et un abaissement des plages. Les principaux facteurs en jeu dans le processus d’érosion sont les vagues, les courants marins, les glaces, les précipitations et le vent. C’est un processus lent et graduel qui, en plus des pertes de terrains publics ou privés, peut causer des dommages aux équipements, aux infrastructures ainsi qu’aux ouvrages de protection des côtes. Les changements climatiques en cours augmentent l’intensité, la fréquence de l’érosion et le risque de submersion côtières.

La start-up i-Sea, membre du pôle de compétitivité Aerospace Valley, animera avec « Space for shore » un consortium de dix entreprises et universités européennes * spécialistes de l'usage des données spatiales pour les applications littorales. Il s’agira de démontrer la valeur des données satellite (en particulier Copernicus avec Sentinel-1 et Sentinel-2) dans le suivi de l’érosion littorale et la gestion du trait de côte. 5 pays seront bénéficiaires de ces données (France, Allemagne, Portugal, Grèce, Roumanie) dans le cadre de la préfiguration d’un service européen... lire la suite